La multi-énergies: chauffer plus éfficace !

Avec les exigences de la RT 2012 et l’urgence à réduire la consommation de l’énergie, il peut être bon d’opter pour des solutions multi-énergies.

L’objectif de la la maison en bois (RT 2012) est de diminuer la consommation énergétique de l’habitat. Elle s’applique sur tout le territoire français et pour tous les permis de construire déposés à partir du 1er janvier 2013. Il est donc intéressant d’observer les différentes sources d’énergies utilisables et d’opter pour les plus propres. À savoir, dans le cas d’installations existantes, des solutions combinant énergies conventionnelles et énergies renouvelables avec priorité donnée à ces dernières autant que faire ce peut. Les combiner permet de se prémunir des futures augmentations de prix des énergies fossiles, de pallier l’incertitude quant au coût de certaines énergies nouvelles, et d’éliminer la dépendance due à l’usage d’une énergie unique. Ou encore d’opter pour une énergie gratuite, celle du soleil, mais qui ne couvre pas 100 % des besoins.

Un appoint excellent : le solaire

L’énergie thermique du soleil est idéale en relève d’une chaudière biomasse par exemple. C’est un combustible vert qui peut être envisagé pour les constructions neuves mais également en rénovation. Deux possibilités le chauffe-eau solaire individuel (CESI) et le système solaire combiné (SSC) qui couvre une partie des besoins en chauffage de l’habitat grâce au soleil : les capteurs alimentent un ballon de stockage qui lui-même alimente un plancher chauffant. Il est également possible de recourir à un plancher solaire direct (PSD), ce qui permet de se passer de ballon de stockage.
Le premier cité (CESI) s’installe simplement et l’énergie solaire couvre uniquement les besoins en eau chaude sanitaire. Un ballon d’eau chaude est alimenté par des capteurs solaires thermiques en toiture ou en façade. Les capteurs peuvent être plans ou tubulaires mais n’ont pas besoin d’un fort rayonnement pour fonctionner. L’installation peut donc être envisagée dans le Sud de la France, mais également dans le Nord. Le plus important c’est l’orientation : les capteurs doivent être installés plein sud. Mais il est toléré également une orientation sud-sud-est ou sud-sud-ouest. L’inclinaison des capteurs est importante également et varie suivant l’installation pour l’optimiser CESI ou SSC. La seule contrainte à l’installation d’un système solaire thermique : une mauvaise exposition ou des ombres à l’emplacement qui serait pourtant idéal pour placer les capteurs.
L’énergie solaire peut être couplée avec une chaudière à condensation (gaz ou fioul) qui prend le relais. La condensation offre des rendements excellents (supérieurs à 100 %) puisque la chaleur contenue dans les fumées est récupérée. Le gaz, moins polluant que le fuel et moins onéreux, encore à présent, est préféré chaque fois que le raccordement est possible. Toutefois, pour que la chaudière puisse condenser et être à même d’apporter l’efficacité énergétique escomptée, elle doit être raccordée à un plancher chauffant basse température ou à des radiateurs dimensionnés pour la basse température. En rénovation, cela peut être contraignant et l’investissement peut être trop important si tous les corps de chauffe doivent être changés.

Couplage solaire/biomasse le tout vert

Utiliser les énergies renouvelables en totalité est aisé lorsque les énergies peuvent être associées ou moyen d’un ballon d’hydro-accumulation. Et coupler une installation solaire et un appareil de chauffage au bois dort être envisagé dès qu’il y a l’espace nécessaire pour stocker le combustible et que l’habitat est situé dans une région où les réseaux de distribution sont bien présents. Attention toutefois à la qualité du combustible, à son coût (le bois- bûches est moins onéreux que le granulé, mais le rendement est moins bon également) et à l’autonomie de l’appareil. Les appareils dont l’alimentation est automatique (plus chers bien sûr) offrent un confort plus important que ceux nécessitant une manutention. Il s’agit donc de trouver le bon compromis entre confort, autonomie et investissement pour permettre une rentabilité le plus rapidement possible. À noter qu’il existe également des appareils de chauffage acceptant tout type de combustible bois.

Pompe à chaleur (pac) et énergie solaire : du 100% renouvelable

À l’instar du couple thermique précité, coupler le thermique et la pompe à chaleur est une solution qui utilise des énergies renouvelables et donc durables. La PAC est un chauffage électrique fonctionnant suivant le principe de la thermodynamique. Les calories dans un système aérothermique sont puisées dans l’air. Dans un système géothermique, la chaleur vient du sous-sol : la terre ou l’eau. La température y est plus stable et oscille entre 5 et 15°C. Les PAC offrent des rendements très corrects (traduits par le coefficient de performance ou COP) permettant, pour une calorie puisée, d’en restituer 4 (donc 1 COP = 4).Toutefois, le COP réel dépend aussi des émetteurs de chaleur et lorsque la température extérieure diminue, la consommation électrique de l’appareil augmente. Les pompes à chaleur, surtout aérothermiques, sont donc plus efficaces dans les régions qui ne subissent pas d’écarts de température extrêmes.

Pompe à chaleur et chauffage bois un confort annuel

Une solution très rentable également à considérer lorsque le chauffage au bois est utilisé pendant l’hiver pour éviter la surconsommation électrique de la PAC. Ce duo PAC/ bois supprime la contrainte des systèmes basés sur l’aérothermie : une surconsommation électrique pendant les périodes de grands froids. Le système peut s’inverser pour permettre de rafraîchir la maison en bois en été.

Un système hybride pac/chaudière idéal en rénovation

Associée à une chaudière fioul ou gaz à condensation, une pompe à chaleur air/eau permet de remplacer une vieille chaudière sans changer les radiateurs existants. La chaudière prend la relève uniquement lorsque les températures extérieures chutent ou quand la consommation d’eau chaude sanitaire est plus importante. Ces systèmes sont pilotés électroniquement pour donner priorité à la thermodynamique et optimiser les économies d’énergie. En outre, ils permettent de ne pas payer un abonnement électrique qui prend en compte les périodes hivernales et qui est donc plus cher.

Chaudière multi-énergies une plus grande autonomie

Il est possible aussi d’opter pour une chaudière mixte, à savoir fonctionnant au fioul et au bois-bûches, ou encore au gaz et au bois. Le rendement est trop faible pour permettre l’obtention d’un crédit d’impôts, mais le prix d’achat est moins élevé et ce couplage permet de résoudre la contrainte du chargement pour que la température d’eau soit suffisante.

La micro-cogénération le chauffage et l’électricité

Des chaudières électrogènes font une apparition timide sur le marché. Il s’agit pourtant d’appareils qui combinent production de chaleur à partir de la même source d’énergie (dont la biomasse) – optimisée grâce à la condensation – et production d’électricité. Munies d’un moteur Stirling silencieux, ces chaudières permettent, en règle générale, de produire, pour 6 kW thermiques 1 kW électrique.

2 réflexions au sujet de « La multi-énergies: chauffer plus éfficace ! »

  1. Bonsoir,

    Merci pour cet article très intéressant. C’est vrai que l’objectif est de diminuer la consommation énergétique de l’habitat en été mais il faut quand même prévoir un système d’appoint pour obtenir de l’eau chaude en hiver.

  2. Article vraiment bien construit qui met en lumière les différentes solutions durables !
    J’ajouterais que le solaire à l’avantage également du crédit d’impôt autour des 30%, par contre en hiver il faut tout de même prévoir un système d’appoint pour obtenir une eau vraiment chaude.
    Le couple Pompe à chaleur + poêle à bois me semble finalement la meilleure solution pour le chauffage de la maison.

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